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Alstom Open de France 2015

Publié le 07/07/2015, par C.G.V.

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 Wiesberger remporte l'Open de France 2015 Dubuisson et Kaymer lors de l'Open de France 2015

L'Open de France Alstom 2015 - ©Photos D.R. et C.G.V.

Sous une chaleur accablante, l'Autrichien Bernd Wiesberger a eu raison de l'Albatros en remportant l'Alstom Open de France au terme d'un dernier tour perturbé par un orage.
Si une quinzaine de champions pouvait prétendre à la victoire à l'aube dominicale, le suspense s'est vite estompé tandis que les Kaymer, Van Zyl et Dubuisson - soutenu par tout le public parisien - décrochaient les uns après les autres, laissant l'Autrichien s'approcher sans encombres du saladier aux têtes de bélier.

L'échappée de Wiesberger devant Van Zyl et Kaymer

Un Autrichien à Paris... Du haut de son mètre 88, il avait belle allure Bernd Wiesberger, un Viennois de 29 ans, en soulevant le trophée de l'Open de France, 99e édition du plus ancien tournoi d'Europe continentale. En ne concédant qu'un seul bogey durant le week-end (au 16 lors du 3e tour) pour douze birdies, il a su rester dans sa bulle face à un parcours de l'Albatros qui a fait bien des misères à beaucoup de joueurs. A commencer par le Sud-Africain Jaco Van Zyl, leader samedi soir après avoir rendu une carte idéale de 64 où sept points rouges lui laissaient de beaux espoirs dominicaux...

Mais tandis qu'un orage interrompait le jeu après deux trous pour la partie finale, Van Zyl allait perdre la clé de la réussite connue la veille. Deux bogeys et seize pars étaient bien insuffisants pour espérer succéder à Retief Goosen, le dernier Sud-Africain vainqueur de l'Open de France (1997 et 1999).

Même punition pour l'Allemand Martin Kaymer – vainqueur ici en 2009 - qui, malgré trois birdies, voyait ses espoirs sombrer dans l'eau du 18 sur une balle peut-être un peu trop audacieuse qui n'a jamais vu le green. Un double bogey sur le dernier trou allait le priver d'une deuxième place en compagnie de l'Anglais James Morrison, déjà vainqueur en Espagne fin mai.

Dubuisson, à deux places du Top Ten

Le partenaire de Kaymer, un certain Victor Dubuisson soutenu par tout le public parisien en émoi devant son talent, son charisme, son allure si particulière – une sorte de fausse nonchalance pas toujours maîtrisée, sa belle gueule, son élégance vestimentaire et encore plein d'autres qualités vantées par les jeunes femmes admiratives derrière les cordes..., n'a pas non plus connu la réussite tant espérée et susceptible de lui permettre de soulever le trophée, sa seule motivation dominicale.
Une première mise en jeu sur le 1 qui rebondit, rebondit encore jusqu'à un bain forcé et un bogey vite compensé par un birdie sur le 3. Puis un drive lâché au 7 suivi d'un coup de fer hors-limites et de trois putts sur le green du 7 pour un triple bogey qui allait faire mal au Cannois même si là encore il recollait au score avec un birdie sur le difficile green du 9.
Des putts pour birdie ratés au 10, au 11, au 13, un mauvais chip au 14, des coups qui allaient encore faire monter la pression sous la visière du beau gosse. Le birdie du 15 lui redonnait un léger espoir de podium vite anéanti par un coup de fer aléatoire au départ du 16.
Une balle compliquée, jouée en descente qui venait mourir à un doigt de l'eau, et à nouveau un bogey... jusqu'à ce coup de fer dans l'eau au 18 qui ne faisait qu'aggraver la note.

Une carte de 75 (+4 sur la journée) et une 12e place à l'arrivée qui ne pouvaient contenter Victor même si Benoît Ducoulombier, son coach, paraissait satisfait de son comportement sur un parcours du Golf National qui ne lui a jamais vraiment réussi.
En difficulté depuis le début de la saison, Victor semble retrouver des sensations même s'il s'agace encore face à des coups lâchés. À deux semaines du British Open disputé à St Andrews, tout son entourage a de bonnes raisons d'avoir confiance, le sourire est de mise dans le camp Dubuisson.

Lorenzo-Vera, le mieux placé des français

Tout comme chez les Basques, fans de Mike Lorenzo-Vera, 6e et meilleur Français dimanche soir au National. Après avoir retrouvé un droit de jeu à plein temps cette année sur le Tour européen, Mike arrivé à haut niveau peut-être un peu tôt avant de redescendre sur le Challenge Tour pour refaire ses gammes comme un étudiant recalé à un examen, a mûri en vieillissant.

Beaucoup moins impulsif mais toujours très talentueux, à 30 ans et bientôt papa, « MLV » a tenu la barre toute la semaine là où il n'avait jamais brillé sur l'Albatros. Malgré un premier tour bouclé en 75, suivi d'un 70 qui lui permettait de passer le cut en milieu de peloton, le Biarrot allait accélérer dans la chaleur estivale.
Samedi sur l'aller, dimanche sur le retour, il mettait le parcours à mal, enchaînant de beaux birdies comme autant de palombes à l'automne au-dessus des cols pyrénéens...
Quelques ficelles de plus de dix mètres sur des greens ultra secs où tant de champions ont perdu leurs repères de putting ont permis à Lorenzo-Vera de retrouver confiance en son jeu là où le cérébral prend souvent le dessus sur la technique pure.
Son sourire et ses incitations à l'encontre du public à exprimer leurs émotions faisaient plaisir à voir pour un joueur qui, il n'y a pas si longtemps, envisageait de raccrocher le sac et le gant aux crochets du grenier...

La rénovation de l'Albatros pour l'Open 2016

Si le double tenant du titre, le Nord-Irlandais Graeme McDowell, tout comme l'Anglais Lee Westwood et le Français Alex Lévy, qui ornaient l'affiche de ce 99e Open de France ont tous raté le cut, le parcours de l'Albatros a eu raison de beaucoup d'autres espoirs. Malgré quelques trous pour le moins compliqués, le dessin demeure franc et apprécié des pros.

Cela ne va pas empêcher le Golf National et la FFGolf de fermer les portes de ce parcours dans les prochaines semaines pour lancer le programme de rénovation mis en place par les instances du « Ryder Cup commitee » en vue de recevoir le plus grand événement golfique mondial en septembre 2018.

Le parcours devrait faire peau neuve et rouvrir au printemps 2016 avant d'accueillir la 100e édition de l'Open de France. Un millésime qui impliquera peut-être un champ de joueurs encore plus prestigieux, des champions avides de découvrir les évolutions mises en place par Alejandro Reyes, l'homme aux mains vertes, le super-intendant de terrain attendu au coin du bois même si les arbres sont rares sur l'Albatros !

Claude GRANVEAUD-VALLAT

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