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115e US Open - Spieth assure le doublé

Publié le 22/06/2015, par C.G.V.

Jordan Spieth remporte l'US Open

Jordan Spieth remporte l'US Open
crédit photo: D.R.

Vainqueur du Masters, son premier Majeur, en avril dernier, Jordan Spieth a doublé la mise en soulevant le trophée de l'US Open sur les links de Chambers Bay.
Le numéro 2 mondial n'a pas tremblé, profitant des erreurs de ses adversaires tout en gérant au plus juste un parcours qui n'a pas fait l'unanimité face à l'immensité magnifique du Pacifique.
Le Français Alexander Lévy partage la 27e place tandis que Victor Dubuisson n'a pas franchi le cut.

Woods s'accroche, mais…

Le dernier joueur à avoir remporté successivement le Masters et l'US Open n'est autre que Tiger Woods, c'était en 2002. Une époque où le Tigre dominait le monde de tout son talent et d'une aura qui faisait beaucoup d'ombre à la concurrence... Cette époque semble révolue !
Même si Tiger s'est battu comme un diable jusqu'au dernier putt, en quête d'un miracle qui tarde à arriver. St Andrews saura-t-il entendre les incantations félines dans un mois lors du British Open ?
Rien n'est moins sûr tandis que Woods signait deux cartes de 80 et 76 sur le parcours de Chambers Bay, avant de plier bagage le vendredi soir.

Un parcours plutôt inhabituel pour cet US Open

Cette déconvenue d'un joueur que tout le monde respecte encore sur le Tour même s'il ne fait plus peur, n'a pas trop perturbé Jordan Spieth qui enregistrait deux cartes de 68 et 67 lors des deux premiers tours. De quoi virer en tête à mi-parcours d'un US Open pour le moins inhabituel.

Loin des roughs épais et des fairways sans fin de Merion, Bethpage ou même Pinehurst, les links de Chambers Bay, une œuvre de Robert Trent Jones Jr inaugurée en 2007, font plus référence aux parcours écossais ou irlandais qu'aux parcours classiques à l'américaine, théâtres habituels de l'US Open.

Certains joueurs et commentateurs émérites se sont plaints auprès de l'USGA (la fédé américaine) de la qualité du parcours et de ses greens plus durs que du béton, à la roule aléatoire. Dans un Ouest américain touché par une sécheresse précoce, les jardiniers ont arrosé abondamment des surfaces prétendues vertes et ayant viré au marron !
Et le jeu a continué jusqu'à dimanche au gré de quelques jolis birdies mais aussi de catastrophés à répétition...
Certains joueurs, et pas des moindres, perdant leur latin dans l'immensité des bunkers ciselés et judicieusement placés à la chute de drive.

Les français présents

Deux Français avaient rejoint la côte Ouest américaine pour disputer cet US Open. Victor Dubuisson, arrivé comme à son habitude la veille du coup d'envoi et toujours avare de commentaires, allait souffrir sur les greens. Deux cartes de 74 et 73 (+7) allaient lui être fatales...

Tandis que son ami Alexander Lévy, venu reconnaître ce monstre de parcours dès le samedi précédent le tournoi, connaissait plus de réussite même si l'attaque de son 2e tour était plus que critique avec un triple bogey.
Mais le Marseillais, toujours optimiste, allait redresser la barre en enchaînant trois birdies sur le retour pour franchir le cut sans encombre.
Le samedi soir, Alex pointait même à la 12e place avant de terminer son premier US Open à la 27e place (70+69+73+73=285 +5), un classement tout à fait honorable pour un joueur qui avait décroché son sésame à la sueur de son swing en remportant la qualification européenne fin mai.

Lutte entre les ténors lors du dernier tour

Out les Kaymer, Watson, McDowell, Jimenez, Fowler... les choses sérieuses pouvaient commencer le samedi même si une vingtaine de champions était encore en lice pour s'imposer. Dimanche matin, quatre hommes pointaient en tête à -4, les Américains Jordan Spieth et Dustin Johnson, le Sud-Africain Branden Grace et l'Australien Jason Day qui, malgré un malaise vagal vendredi à l'approche du dernier trou, avait retrouvé ses esprits et son touché de balle.

Le dernier tour allait vite s'avérer une course à élimination indirecte. Épuisé, Jason Day n'a pas tardé à payer tous les efforts accumulés au coups de la semaine. La tension nerveuse a eu raison de son petit jeu comme d'égarements au drive. Rédhibitoire dans ce décor lunaire perturbé par la seule voie de chemin de fer, séparant la plage du golf.
Branden Grace parvenait à garder la tête hors de l'eau jusqu'au 16 où une balle hors-limites se faisait exploser en vol même si sa carte dominicale de 71 n'est pas une infamie !
Son compatriote Louis Oosthuizen, auteur d'une remontée fantastique dès le vendredi (77-66-66-69), terminait son tournoi à -4, impatient au club-house de connaître l'issue des meilleurs.

Le numéro un mondial, Rory McIlroy connaissait également une certaine réussite, comme sur le green du 13 où il enfilait un putt de 25 mètres pour birdie, en remontant au classement mais pas suffisant pour le Nord-Irlandais qui allait partager la 9e place.

Avec sa longueur hors normes, Dustin Johnson a survolé tous les obstacles imaginés par Robert Trent Jones Jr tout au long de la semaine, parvenant à attendre certains pars 5 d'un drive suivi d'un fer 7 là où la plupart des joueurs tapaient drive-bois 3-fer 9... Un avantage notoire qui ne compense jamais le stress sur les greens.
Celui du 18 allait malheureusement en être la preuve évidente pour un joueur qui s'est déjà incliné deux fois en fin de parcours lors d'un Majeur (US Open 2010 à Pebble Beach, USPGA 2010 à Whistling Straits).
Remis en par 5, après avoir été raccourci et stupidement ramené en par 4 le vendredi, le 18 n'en demeurait pas moins un trou délicat. Johnson se retrouvait avec un putt de moins de quatre pour eagle, un putt synonyme de victoire qui effleurait le trou lui laissant 60cm en retour pour un play off mais là encore la balle a pris soin d'éviter le gobelet...

Victoire finale de Spieth.. et de son caddie

Jordan Spieth avait pourtant ouvert la porte sur le 17 en concédant un double bogey sur ce par 3 mais sur le dernier trou, après avoir vu la tragédie de son ami Dustin, il ne tremblait pas en enquillant un putt pour birdie...
Lui qui tremblait comme une feuille depuis quatre trous, laissait exploser sa joie en serrant le poing, en hurlant, en embrassant son caddie avant de redescendre sur terre !
Ses premiers mots allaient vers celui qui, dans l'ombre du champion, porte son sac. La relation est fusionnelle entre Jordan Spieth et Michael Greller. Ils travaillaient ensemble avant même que Jordan ne passe pro, ils ont connu les joies d'Augusta en avril, celles de Chambers Bay en juin.

Le Bristish Open en ligne de mire

St Andrews leur sourira-t-il le mois prochain ? Jordan en semble convaincu, lui qui annonçait en salle de presse : « On va aller là-bas pour soulever la Claret Jug. Je crois sincèrement qu'on peut y arriver si on se prépare comme il faut... ».

C'est tout le mal que l'on souhaite à cette paire aussi sympathique que talentueuse même si beaucoup d'autres champions ne l'entendent pas de cette oreille...
Rendez-vous pour le British Open à St Andrews du 16 au 19 juillet, là où Spieth a déjà réalisé la moitié d'un exploit encore jamais vécu, remporter les quatre Majeurs la même année ! 

Claude GRANVEAUD-VALLAT

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